La PCAM de Marrakech

Il m’a été demandé, de toute part, de m’exprimer davantage sur la signification, l’objectif et la structuration de l’idée PCAM.

Jusqu’à présent je me suis contenté d’évoquer ce que Si Boujemâ a fort justement qualifié de « piliers » ; à savoir :

- L’autonomie financière

- La vulgarisation

- La mise en commun de moyens

- L’élite nationale

- L’image internationale du pays

On peut retourner le problème de toute discipline sportive dans tous les sens ; s’il manque l’un de ces cinq éléments il n’y aurait au mieux qu’isolement, au pire dégénérescence.

Aujourd’hui, force est de constater que ce sont plusieurs qui manquent à l’appel, dans un contexte par ailleurs particulièrement « tétanisé ». J’ai parcouru beaucoup d’écrits, écouté à peu près toutes les versions, regardé la réalité des conséquences pour m’apercevoir de quoi finalement ?

- Les joueurs sont les premières victimes des conflits

- Le sport disparaît petit à petit du paysage média

- Les pratiquants diminuent proportionnellement, suivis des clubs puis de l’élite nationale.

Plus profondément, il y a une distorsion dans le rapport des joueurs au club, des présidents aux clubs, des clubs aux clubs, à la fédération etc. J’ai cette étrange impression que rien ne fonctionne normalement à aucun niveau.

Alors je ne vais ni me risquer, ni m’aventurer à quelque leçon de quelque sorte que ce soit. Simplement conditionner MA contribution, puisqu’il faut appeler un chat un chat, à MA vision des choses. Cette nouvelle provocation n’a pour but une fois de plus que de remettre la logique à sa place. Personne, je l’espère, n’agit sous la contrainte…

La PCAM, c’est l’idée d’une dose d’économique dans l’univers passionnel. C’est le nécessaire équilibre entre gestion et plaisir. Mais, la PCAM doit éviter :

- De se substituer à l’autorité de la Fédération

- De se substituer à l’autorité des clubs sur leurs adhérents

- De se substituer au devoir l’autonomie financière de chaque club.

Pas de conflit d’intérêt en somme.

Par conséquent deux premières idées :

– Les clubs ne sont pas membres de la PCAM (puisque sous tutelle de la Fédération)

– Les adhérents aux clubs ne sont pas membres non plus : puisque membres des clubs.

De qui pourrait donc être constituée la PCAM ? Simplement de ce qui manque : généreux donateurs, chefs d’entreprises, cadres, gestionnaires, de RME etc. unis dans la recherche permanente et désintéressée de moyens et d’idées de promotion des Echecs au Maroc.

Aucun membre ne peut donc avoir un rôle quelconque, même bénévole, dans l’une des 3 composantes des Echecs au Maroc : Club, Ligue, Fédération pour ne pas fausser l’impartialité de sa mission.

La PCAM interagit avec les Associations sous la forme de coréalisation transparente de projets. Le Club, la ligue voire la Fédération soumet un projet à la PCAM qui étudie la faisabilité, l’intérêt global etc. selon ses critères « piliers » et donne un verdict.

J’ai pensé à quatre cellules PCAM :

1) Le Bureau

2) La Direction Technique (chargée entre autres des audits de clubs)

3) La commission d’étude

4) Le comité d’Ethique

1) La commission d’étude a la lourde charge de remettre un avis sur les projets déposés.

a. Composée de 7 membres représentant 5 régions dont 3 appartiennent à la même région.

b. Elle est composée de présidents de clubs élus par leurs pairs.

c. Tous les 6 mois, cette majorité change de région et la commission déménage sur la région qui préside (présidences prévues à l’avance).

Elle n’est pas rémunérée

2) La Direction Technique émet un avis concernant la faisabilité technique d’un projet accordé de principe, le met en œuvre si la PCAM est associée techniquement. Elle est rémunérée.

3) Le Comité d’Ethique est composé de Vétérans des échecs Marocains garants de l’intégrité, de l’image et des priorités :

a. Promotion des échecs

b. Promotion de l’Elite et accompagnement à l’étranger

c. Validation de l’intégrité morale d’un projet

d. Constitution d’un musée des échecs.

Il est rémunéré aux jetons de présence.

4) Le Bureau représente l’exécutif, essentiellement tourné vers l’apport de moyens, la gestion globale et l’image externe. Il confronte les 3 avis pour exécution, conserve un droit de veto le cas échéant et met en place les procédures nécessaires pour le financement des projets / matériel nécessaire. Il n’est pas rémunéré.

Si nous devions éviter tous les écueils, nous dirions que :

- Les clubs/fédération/Ligues n’ont ni obligation ni droit, juste un contrat de réalisation en cas d’accord

- Il ne peut y avoir de conflit d’intérêt.

- Le respect pour le jeu, l’Histoire, l’élite et le pays est préservé.

Bien entendu, je souhaiterais débattre de cela avec le maximum d’entre vous. Noter d’éventuels postulants. Affiner les points non clôturés.

 

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